Abstract

Comment la stigmatisation sociale entretient le manque de traitement du VIH chez les HSH au Mpumalanga, en Afrique du Sud
Les contextes africains connaissent des manques en matière de soins du VIH chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), et la stigmatisation sociale du VIH joue un rôle important en entretenant ces manques. Nous avons mené un projet de recherche sur trois années auprès de 49 HSH séropositifs dans deux districts de la Province du Mpumalanga, en Afrique du Sud, afin de comprendre les facteurs qui déterminent les comportements de recours aux soins pour le VIH. Des discussions semi-structurées en groupes thématiques et des entretiens ont été menés en isiZulu et en siSwati, avec une certaine alternance codique vers l’anglais, et ont été enregistrés, transcrits et traduits en anglais. Nous avons utilisé une approche comparative constante pour analyser ces données. La stigmatisation sociale du VIH reposait sur des rumeurs qui entretenaient l’auto-diagnostic et le report des soins cliniques, avec des personnes décidant de recourir à des guérisseurs traditionnels pour atténuer l’impact de ces rumeurs sur leur vie. Des modèles de collaboration sont nécessaires en plus grand nombre entre les guérisseurs traditionnels et les professionnels de santé pour soutenir les objectifs mondiaux en matière de dépistage et de traitement du VIH. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 6–13)
Évaluation d’une approche multidimensionnelle de promotion de la santé dans la Chine rurale
Mobiliser le clergé coréen pour des familles en santé : une intervention en ligne destinée à prévenir la violence entre partenaires intimes
Les effets de la communication axée sur le patient, du capital social et de l’utilisation d’Internet sur l’autonomisation du patient : une étude intersectorielle en Chine
L’autonomisation du patient est un concept relativement nouveau dans le contexte du système de soins de santé chinois. Sur la base du modèle écologique de communication lors des rencontres médicales élaboré par Street, cette étude a examiné les facteurs sociaux, cliniques et médiatiques susceptibles d’autonomiser les patients. Les résultats d’une enquête menée auprès de 401 adultes chinois (taux de réponse de 34 %) ont montré que les répondants se sentaient plus autonomisés en tant que consommateurs de soins de santé lorsqu’ils rapportaient avoir un plus grand capital social d’attachement, un plus grand capital social relationnel, et qu’ils recouraient plus souvent à Internet pour des questions de santé. Plus particulièrement, le fait d’avoir eu des expériences de communication axée sur le patient plus positives avec les prestataires de soins de santé non seulement déterminait l’autonomisation du patient, mais modérait également les effets du capital social relationnel et de l’utilisation d’Internet sur cette autonomisation. Spécifiquement, plus l’expérience d’interaction avec les prestataires de soins de santé était positive, plus les effets du capital social relationnel et de l’utilisation d’Internet sur l’autonomisation du patient étaient faibles. Les résultats présentent des implications importantes pour l’autonomisation du patient dans les soins de santé, en particulier dans le contexte chinois. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 33–43)
Évaluation préliminaire d’une échelle de mesure de la santé positive des adolescents : une approche salutogène de la promotion de la santé
Les outils de mesure de la santé évaluent généralement les indicateurs de mauvaise santé en identifiant l’absence ou la présence de maladies et de facteurs de risque. Cet article décrit le développement et la validation du premier instrument qui mesure l’engagement dans des actions promotrices de santé positive chez les adolescents à partir d’une approche salutogène. Cette étude intersectorielle auprès de 406 jeunes âgés de 14 à 16 ans a examiné la validité et la fiabilité de l’échelle salutogène de promotion du bien-être pour les adolescents (Salutogenic Wellness Promotion Scale for Adolescents, SWPS-Adol) et a examiné dans quelle mesure l’échelle SWPS-Adol était positivement correlée avec la santé perçue dans cette population, et si elle était capable de la prédire. Les résultats indiquent que l’échelle SWPS-Adol présentait une bonne cohérence interne (α = 0,84, sous-échelles α = 0,70), une structure multidimensionnelle (physique, émotionnelle, sociale, professionnelle et spirituelle), et était positivement correlée à la santé perçue (r = 0,37, p < 0,001). Le score total de l’échelle SWPS-Adol a également montré des corrélations positives significatives avec les dimensions : physique (p < 0,001), émotionnelle (p < 0,001), sociale (p < 0,001) et professionnelle (p < 0,039). Plus les adolescents s’impliquaient dans des comportements positifs, mieux ils percevaient leur santé. L’échelle SWPS-Adol fournit des données sur la santé positive pour guider les programmes de santé destinés aux adolescents et les programmes de formation en santé, et informer les professionnels de santé et les responsables politiques sur la manière dont les actions de santé positive améliorent la santé et le bien-être des communautés. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 44–51)
Un programme de promotion de la santé pour enfants basé sur l’école maternelle - l’adaptation de la Mission-X de l’Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace (NASA) pour améliorer la forme physique en Corée du Sud
Indicateur de style de vie lié au comportement de santé : une application dans l’étude ELSA-Brasil
Différents comportements sont considérés comme favorables à la santé. Cependant, d’après la littérature scientifique actuelle, quatre comportements de santé sont considérés comme particulièrement risqués compte tenu de leur association à un groupe de maladies chroniques : (1) le tabagisme ; (2) une consommation excessive d’alcool ; (3) une mauvaise alimentation ; et (4) le manque d’activité physique. Théoriquement, la santé devrait être accessible en maximisant le nombre des comportements qui sont favorables à la santé et en minimisant ceux qui ne le sont pas. Cependant, dans la réalité, les différents comportements s’interconnectent pour créer des styles de vie plus complexes. Par conséquent, l’objectif de cet article est de présenter la construction d’un indicateur de style de vie basé sur les comportements de santé sélectionnés dans l’étude ELSA-Brasil. Cet indicateur a révélé deux sortes de styles de vie : ceux qui étaient moins favorables à la santé et ceux qui étaient plus favorables à la santé. Le modèle s’est avéré approprié et a été confirmé à l’aide d’une analyse en classes latentes (ACL). L’accord était de 83,2 entre l’indicateur et les résultats de l’ACL, avec un coefficient kappa de 0,65. Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir un style de vie davantage favorable à la santé, ce qui renforce la cohérence scientifique de l’indicateur dans la mesure où ce résultat est en accord avec les données issues de la littérature scientifique. L’indicateur créé pour définir le style de vie s’est avéré avoir une cohérence et une validité scientifique; ainsi, son utilisation peut être recommandée pour de futures études basées sur la population en matière de promotion de la santé et de styles de vie favorables à la santé. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 62–69)
Le système de certification scolaire réduit l’obésité infantile à Hong Kong
L’obésité infantile est une menace croissante pour la santé des élèves qui fréquentent les écoles primaires de Hong Kong. L’obésité résulte d’un excès d’énergie issu de l’alimentation par rapport à la dépense d’énergie au moyen de l’activité physique. À Hong Kong, une politique visant à scolariser les élèves de l’enseignement primaire durant toute la journée a été mise en œuvre à partir de 1993 et aujourd’hui, la plupart de ces élèves prennent leur repas à l’école ; ils ont aussi à leur disposition des stands ou des distributeurs automatiques dans les établissements scolaires, où ils peuvent acheter des en-cas et des boissons. Le système de certification scolaire EatSmart (EatSmart School Accreditation Scheme, ESAS) visant à lutter contre l’obésité infantile a été lancé en 2009-2010. Un soutien professionnel (promotion de la santé, santé alimentaire, programme de santé, etc.) est fourni pour aider les écoles à formuler des politiques, à introduire des structures et à mettre en œuvre des mesures destinées à aider les élèves à développer l’habitude d’avoir une alimentation saine. Le but de cette étude est d’examiner les taux de changement de l’obésité infantile (y compris du surpoids) au fil du temps dans les écoles qui ont reçu la certification ESAS. Des données rétrospectives sur les taux d’obésité ont été obtenues pour une période de sept années allant de 2007-2008 à 2013–2014 (nombre d’élèves = 113 322, nombre de mesures = 314 746) dans l’ensemble des 105 écoles certifiées ESAS. Avant la préparation des écoles en vue du système de certification, les taux d’obésité étaient relativement stables (test de la pente p > 0,05) dans leur population d’élèves, allant de 23,2 % à 21,9 %, et ont diminué de manière significative (test de la pente p < 0,05) après l’intervention, allant ensuite de 21,9 % à 19,3 %. Lorsqu’on a comparé les écoles certifiées ESAS et les écoles non certifiées ESAS, on a observé une réduction annuelle moyenne de 0,49 point de pourcentage pour le surpoids et le taux d’obésité qui était plus élevée de 0,18 point de pourcentage parmi les écoles certifiées ESAS. Ces résultats montrent que les écoles qui obtiennent la certification ESAS sont associées à une amélioration plus importante par rapport à la problématique de l’obésité des élèves. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 70–78)
Appliquer le modèle d’action de santé (HAM) afin de prédire et d’améliorer les comportements favorables à la santé chez les mineurs de charbon
Évaluation de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles en Chine
Les 70 années d’expérience de la Chine en matière de lutte contre les maladies non transmissibles (MNT) peuvent être classées en trois périodes distinctes : (1) celle de la stratégie axée sur la maladie (de 1950 à 1994) ; (2) celle de la stratégie axée sur les facteurs de risque (de 1995 à 2008) ; et (3) celle de la stratégie axée sur les priorités sociales et politiques (depuis 2009). Ces trois périodes ont donné lieu à plusieurs exemples de réussite, et ont permis d’accumuler une expérience et des enseignements précieux. Cependant, du fait d’une sous-estimation de l’épidémie « explosive » de MNT, il a fallu à la Chine une assez longue période pour prendre la bonne orientation et limiter la tendance à la hausse des maladies. Dans cet examen, les auteurs se sont penchés sur l’évolution des stratégies et du système de soins de santé, ont examiné les progrès et les difficultés, et ont résumé l’expérience acquise et les enseignements qui ont été tirés en matière de contrôle des MNT en Chine. Du point de vue historique de son développement, l’expérience de la Chine pourrait avoir de précieuses implications pour d’autres pays à faibles et moyens revenus. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 90–95)
Healthy China 2030, une innovation pour améliorer la santé
La Chine compte la population la plus large du monde et ses niveaux de santé ont grandement affecté la santé mondiale. Healthy China 2030 est une innovation qui vise à garantir aux Chinois leur accès à la santé en plaidant pour la participation de l’ensemble de la société au concept de « la santé pour tous, et tous pour la santé ». Le plan a mis en avant cinq stratégies telles que la popularisation d’un mode de vie favorable à la santé, l’optimisation des services de santé, l’amélioration de la protection de la santé, le développement d’un environnement sain, et le développement d’une industrie saine, à partir des perspectives des effets sur la santé du mode de vie et du comportement au niveau personnel, des soins de santé et de la sécurité, de la production, et de l’environnement dans lequel on vit. En tant que guide national pour la promotion de la santé, nous décrivons brièvement les principales intentions de Healthy China 2030 et émettons certains commentaires dans une perspective de promotion de la santé. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 96–99)
Un appel opportun et significatif en faveur de la promotion de la santé planétaire
La Conférence mondiale de l’UIPES sur la Promotion de la Santé de 2019, qui s’est tenue à Rotorua, en Nouvelle-Zélande, a fourni une opportunité sans précédent de démontrer la contribution de la promotion de la santé dans la poursuite de la santé planétaire et du développement durable. Ce bref rapport présente le but des deux Déclarations de la Conférence et appelle les promoteurs de santé à agir à tous les niveaux pour intégrer ces principes dans leur travail journalier. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 100–101)
Mise en œuvre d’un modèle de formation multimédia pour fournir des conseils alimentaires aux bénéficiaires d’un programme d’aide sociale au Mexique
Capital social des parents d’élèves d’une zone vulnérable
Le capital social est une construction qui suppose d’importants investissements matériels, symboliques et beaucoup d’efforts. Connaître le capital social d’une communauté peut faciliter la compréhension des avantages que l’on peut retirer des relations communautaires pour la promotion de la santé. Aussi, afin de reconnaître les composantes du capital social des parents d’élèves d’une école située dans une zone vulnérable de la ville de Cordoue, en Argentine, on a cherché par l’intermédiaire de groupes focaux, à en savoir plus sur les éléments essentiels du capital social. Les antagonismes ou dissensions socioculturels entre les autochtones et les personnes réinstallées, la stigmatisation policière et le clientélisme politique, engendrent de la méfiance envers « l’autre » dans différents contextes de convivialité, la famille étant le seul réseau de soutien. L’école est reconnue comme un espace où les personnes s’organisent spontanément pour investir dans des réseaux, se présentant avec des potentialités pour la promotion de comportements sains, en raison de la place symbolique qu’elle occupe pour les parents. (Global Health Promotion, 2019; 26(4): 130–138)
