Abstract

Résumés
Laron K Williams
Les prêts des organisations internationales imposent des coûts élevés à la nation récipiendaire. La décision d’accepter de tels prêts et ensuite de mettre en œuvre ou non les réformes prescrites est prise en ayant en tête des enjeux majeurs. Le dirigeant du pays concerné est très probablement puni pour la crise économique en cours, mais quelle est sa motivation à mettre en œuvre les dispositions si les réformes coûteuses associées aux prêts peuvent réduire sa capacité à satisfaire ses partisans ? Pour bien comprendre cette relation, je développe une théorie qui explique le mandat du dirigeant dans la période post-réforme comme fonction de la décision rationnelle d’accepter un prêt. Les gouvernants qui s’attendent à être confortés dans la période d’ajustement sont plus enclins à accepter les conditions qui accompagnent les prêts plutôt que de tenter de résister à la crise tous seuls. À l’aide d’un modèle de durée sélectif, j’examine l’interaction entre les motivations électorales et la dynamique institutionnelle pour montrer à quel point les gouvernants exerçant dans des agencements institutionnels différents sont diversement affectés par l’engagement dans les prêts du FMI. Quand les dirigeants choisissent d’accepter ces prêts en fonction de leur projection dans un mandat post-réforme, ceux des gouvernements démocratiques sont moins disposés à le faire ; les leaders autoritaires, quant à eux, vont plus probablement participer aux accords parce que leur maintien au pouvoir dans la période post-réforme est plus certain.
Nisha Mukherjee et Jonathan Krieckhaus
Sur le demi-siècle passé, nous avons assisté à un mouvement graduel d’accélération de la mond-ialisation. Ce phénomène inclut des processus aussi divers qu’une mobilité plus grande du capital, des marchandises et des services, et la diffusion croissante d’idées, de technologies et de normes. Étant donné la nature omniprésente et à multiples facettes de la mondialisation, nous évaluons l’effet de l’intégration économique, sociale et politique globale sur une conséquence particulièrement importante : le bien-être humain. Au plan théorique, nous soutenons que la mondialisation présente un grand nombre d’effets divers sur le bien-être humain, tant de multiples effets positifs que de nombreux effets négatifs. Empiriquement, nous analysons l’impact de la mondialisation sur le bien-être en utilisant un jeu de données regroupées, comprenant 132 pays sur la période 1970-2007. Nous constatons que, en tout, les trois formes de mondialisation affectent positivement le bien-être.
Stephen Knack et Pamela Paxton
Les déterminants de l’opinion publique dans les pays donateurs à propos de l’aide étrangère ont reçu peu d’attention. Cet article examine le soutien à l’aide étrangère en s’appuyant sur une vaste étude transnationale multi niveau. Les hypothèses sont évaluées avec des modèles multi niveaux incluant des variables tant de niveau individuel que par pays pour pronostiquer les attitudes positives. Deux ensembles de données sont utilisés pour mesurer les attitudes dans les pays donateurs : 1/ l’Enquête de valeurs mondiale 1995 offre des informations pour environ 6 000 individus dans neuf pays et présente une riche batterie de questions au niveau individuel; 2/ l’enquête Gallup 2002 “la Voix des Gens” pose moins de questions individuelles mais comprend dix-sept pays donateurs. L’utilisation des deux enquêtes combine leurs forces distinctes et permet de tester les théories aux niveaux individuel et national à travers des échantillons contrastés. Les résultats confirment généralement le postulat que les attitudes en faveur de l’aide dépendent de la religiosité, de croyances à propos des causes de pauvreté, d’une connaissance des affaires internationales, de la confiance dans les gens et les institutions.
Babak Rahimi
Cet article compare la pensée et la pratique démocratique de deux influents théologiens musulmans shiites en Iran et en Irak. Il soutient qu’une nouvelle conception de l’autorité traditionnelle shiite a été développée par les hauts dignitaires religieux Hussain Ali Montazeri et Ali Sistani, offrant un nouveau modèle d’autorité cléricale étroitement connecté aux valeurs démocratiques de souveraineté populaire et de responsabilité, “l’usulisme démocratique”. Ce nouveau paradigme prévoit une forme de légitimation religieuse portée par les dirigeants élus qui sont au final “guidés“ par la loi sacrée des normes légales islamiques, tout en étant tenus pour responsables devant le peuple. Le paradigme fonctionne comme un contre-discours à l’autoritarisme théocratique, actuellement répandu en Iran, ou comme une théologie démocratique de participation citoyenne et électorale, comme dans le cas de l’Irak. Plus largement, les deux cas représentent une tendance majeure dans la théologie politique shiite qui peut être vue comme une part du développement mondial des religions publiques, dont certaines servent à contrer l’autoritarisme (tant laïque que théocratique) et promouvoir la règle démocratique.
Eric Gleave, Beth Kolko et Blaine Robbins
Bien que la confiance constitue un domaine animé de la recherche, cette question est rarement examinée dans les pays non couverts par les bases de données généralement disponibles, telles que l’Enquête de valeurs mondiale. Pour combler ce vide empirique et tirer des conclusions concernant les déterminants généraux de la confiance, la présente étude emploie de fines données d’enquête couvrant un pays d’Asie centrale fréquemment oublié, l’Ouzbékistan, pour tester la relation entre niveau de confiance et traits démographiques précédemment identifiés comme influents. Alors qu’un certain nombre de caractéristiques démographiques ouzbèkes coïncident avec les déterminants de confiance auparavant identifiés, l’âge et surtout l’éducation démontrent des effets délétères non encore révélés. De façon intéressante, les variables démographiques de niveau individuel deviennent insignifiantes en contrôlant les variations régionales, religieuses et linguistiques. Nous concluons par une discussion des implications théoriques.
Aylin Aydın et Cerem I. Cenker
Cette étude explore les déterminants de la confiance dans le gouvernement turc. Nous cherchons à savoir si, dans les grandes enquêtes, les questions concernant la confiance révèlent un soutien spécifique au gouvernement en exercice ou un soutien diffus pour le gouvernement comme institution démocratique. En utilisant les données de l’Enquête de valeurs mondiale pour la Turquie, l’étude constate que les explications fondées sur la performance et sur le parti sont les plus pertinentes. Les citoyens turcs accordent plus d’importance au "gouvernement comme titulaire" plutôt qu’au "gouvernement comme institution démocratique". L’analyse révèle aussi les influences mouvantes à travers le temps tant des explications fondées sur la performance que sur le parti, ce qui signale l’importance du contexte. Avec une analyse transnationale, la validité des découvertes du cas turc est évaluée à l’aune d’autres démocraties en développement.
Resúmenes
Laron K. Williams
Los préstamos de organizaciones internacionales imponen costes considerables a las naciones receptoras. La decisión de aceptar estos préstamos y de poner en marcha un paquete de reformas requerido lleva consigo un elevado riesgo. En tiempos de crisis económica, los líderes políticos nacionales suelen ser castigados, pero ¿qué incentivos tienen ellos de tomar este tipo de medidas, si las costosas reformas asociadas a dichos préstamos pueden socavar su popularidad? Para dar respuesta a esta cuestión, el artículo desarrolla una teoría según la cual la permanencia de un líder político tras una reforma depende de su decisión racional de aceptar (o no) un préstamo. Así, los líderes que confían en su permanencia en el poder durante un periodo de ajustes tienden a aceptar las condiciones asociadas a los préstamos antes que a intentar enfrentarse a la crisis ellos solos. Utilizando un modelo de selección temporal, el artículo analiza la relación entre los incentivos electorales y la dinámica institucional, demostrando que la implicación en préstamos del FMI afecta a los líderes políticos de forma variable, dependiendo de las instituciones de gobierno. Dado que la decisión de un líder político de aceptar o no un préstamo del FMI es función de sus expectativas de permanencia tras las reformas, los líderes en sistemas democráticos son menos proclives a participar en este tipo de medidas que los líderes en regímenes autoritarios son, ya que la probabilidad de que estos últimos continúen en el poder tras las reformas es mucho más elevada.
Nisha Mukherjee y Jonathan Krieckhaus
En los últimos 50 años hemos asistido a un proceso gradual de globalización. Este fenómeno incluye procesos tan diversos como una mayor movilidad del capital, bienes y servicios, y una mayor difusión de ideas, tecnología y valores. Dada la naturaleza ubicua y multifacética de la globalización, este artículo evalúa el impacto de la integración global económica, social y política en el bienestar humano. A nivel teórico, el artículo sostiene que la globalización tiene efectos diversos en el bienestar humano, tanto positivos tanto como negativos. A nivel empírico, el artículo analiza el impacto de la globalización en el bienestar humano utilizando una base de datos reunidos de 132 países durante el período 1970-2007. El estudio revela que, en conjunto, las tres formas de globalización analizadas afectan de forma positiva al bienestar humano.
Stephen Knack y Pamela Paxton
Los factores determinantes de la opinión pública en países donantes sobre la ayuda al exterior es un tema aún poco estudiado. Este artículo explora el apoyo a la ayuda al exterior en un gran estudio comparativo transnacional y multinivel. La prueba de hipótesis se realiza con modelos multinivel que incluyen tanto variables individuales como variables a nivel de país, y que conjeturan actitudes positivas. Para medir las actitudes en países donantes, el estudio utiliza dos bases de datos: (1) La Encuesta Mundial de Valores de 1995 contiene información proporcionada por 6,000 individuos aproximadamente, en nueve países diferentes, e incluye una valiosa serie de preguntas a nivel individual, (2) La encuesta Gallup de 2002 “La Voz de la Gente” contiene menos preguntas que la anterior, pero incluye a diecisiete países donantes. El uso combinado de estas dos encuestas, cada una con sus respectivos puntos fuertes, permite la puesta a prueba de teorías individuales y nacionales con muestras dispares. En general, los resultados confirman la predicción según la cual en las actitudes hacia la ayuda exterior influyen la religiosidad, las creencias sobre las causas de la pobreza, el grado de concienciación sobre asuntos internacionales, y la confianza en personas e instituciones.
Babak Rahimi
El artículo compara el pensamiento y la práctica democrática de dos teólogos musulmanes influyentes en Irán e Iraq. Sostiene que la nueva concepción shií de autoridad tradicional desarrollada por los clérigos Hussain Ali Montazeri y Ali Sistani ofrece un nuevo modelo de autoridad clerical ya que está conectado a valores democráticos de soberanía popular, responsabilidad política y ‘usulismo democrático’. Este nuevo paradigma entrevé una nueva forma de legitimación religiosa dirigida por gobernantes electos pero últimamente ‘guiados’ por la ley sagrada de las normas legales del Islam. Dicho paradigma funciona, bien como un contra-discurso al autoritarismo teocrático – prevalente hoy día en Irán- o bien como una teología democrática de la ciudadanía y la participación electoral, como es el caso de Iraq. En líneas generales, ambos casos representan una tendencia importante en la teología política shií que puede interpretarse como parte de un resurgimiento global de las religiones públicas, algunas de las cuales sirven para contrarrestar el autoritarismo (secular y teocrático) y promover el Estado democrático de derecho.
Eric Gleave, Beth Kolko y Blaine Robbins
Aunque la confianza sea un campo dinámico de investigación, ésta es raramente estudiada en países para los cuales no existen datos de encuesta fácilmente accesibles, como la Encuesta Mundial de Valores. Este estudio pretende cubrir esta laguna empírica, identificando los factores determinantes de la confianza a partir de datos de encuesta de un país centroasiático frecuentemente ignorado – Uzbekistán- con el objetivo de analizar la relación entre los niveles de confianza y las características demográficas previamente identificadas como influyentes. Aunque hay numerosas características demográficas de Uzbek que coinciden con determinantes de la confianza previamente identificados como influyentes, el estudio revela que la edad, y especialmente la educación, tienen efectos perjudiciales en la confianza - hasta ahora factores no identificados. Es interesante subrayar que las variables demográficas a nivel individual se vuelven insignificantes una vez que se controla la variación regional, religiosa y lingüística. El artículo concluye con una reflexión sobre las implicaciones teóricas de los resultados.
Aylin Aydın y Cerem I. Cenker
Este estudio explora los factores determinantes de la confianza en el gobierno turco. La cuestión que se plantea es si las preguntas relacionadas con la confianza incluidas en las encuestas de masas captan el grado de apoyo específico al gobierno en el poder, o bien el grado de apoyo difuso al gobierno como institución democrática. Utilizando datos de la Encuesta Mundial de Valores para Turquía, el estudio revela que las explicaciones más relevantes de la confianza son aquéllas basadas en la actuación del gobierno y en los partidos políticos. Los ciudadanos turcos ponen un mayor énfasis en el “gobierno que ostenta el poder” que en el “gobierno como institución democrática”. Asimismo, del análisis se desprende que la influencia de las explicaciones basadas en la actuación del gobierno y en los partidos políticos ha variado con el tiempo, lo que apunta a la importancia del contexto. Finalmente, un análisis comparativo de países permite examinar la aplicabilidad de los resultados del estudio de caso de Turquía a otras democracias en vías de desarrollo.
